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Les numéros

Evènement: 

Les numéros du 16ème Festival International du Cirque Auvergne Rhône-Alpes Isère à Voiron:

 

René Casselly Jr Dressage de poneys

 

Au cirque, les poneys sont souvent l’objet d’amusement des enfants qui les voient trottiner ̶ et parfois désobéir ̶ sous l’oeil bienveillant d’un écuyer. René Casselly Jr a créé une façon nouvelle de mettre en valeur ses petits protégés en s’inspirant de ce que font les chiens sur la piste : il les appelle les uns après les autres pour faire étalage de leurs talents non sans humour parce que, au cirque comme au manège, le poney est un animal qui sait aussi jouer la comédie!

La famille Casselly Eléphants

   

Dans la caravane, René et Alexia Casselly ne quittent jamais longtemps des yeux l’écran de surveillance des cinq éléphants évoluant dans leur parc ou dans leur écurie. Mambo, Tonga, Nanda, Kimba et Betty font réellement partie de la famille. Comme pour les enfants, il faut parfois anticiper leurs espiègleries. René n’a pas attendu qu’une loi décrète que ses éléphants étaient des êtres sensibles doués d’intelligence pour s’en apercevoir : Kimba, la petite éléphante africaine tape la bascule qui propulse René Junior dans les airs : elle regarde la trajectoire de son partenaire et ne retirera sa patte de la planche que lorsqu’elle verra l’exercice réussi. C’est aussi avec elle que René Junior réussit un exploit unique où l’animal lui lance un saut périlleux pirouette avec sa trompe. Elle dose la force de l’impulsion et avance ou recule pour bien recevoir son partenaire. Aucune violence ou contrainte ne peut permettre une telle complicité, un exercice que beaucoup d’humains ne sauraient réussir. Mambo, le plus grand pachyderme, est amoureux d’Alexia. Un jour à Madrid, il trébucha sur la piste laissant tomber Alexia qui se blessa légèrement. Il fallut faire appel à un psychologue animalier pour déculpabiliser le géant gris. Ces animaux vivent depuis presque trente ans au cirque, il se portent bien et aucun braconnier ne viendra leur arracher leurs défenses !

Très bel article dans la revue le Cirque dans l'Univers sur la famille Casselly ! Découvrez l'article ici

 
Zhang Fan Fil souple
 
  
 
Quand on le voit évoluer sur son fil, on pourrait croire qu’il y a fait ses premiers pas. Zhang Fan n’avait que six ans lorsqu’il s’inscrivit à l’école de cirque de Pékin. À douze ans, il obtenait sa première récompense au Festival de Wuhan en 2000, il récidivait l’année suivante à Budapest et deux ans plus tard, obtenait une Médaille d’Or au Festival International de l’Avenir à Paris. Depuis, il a travaillé dans les plus grands cirques du monde comme le Cirque du Soleil, le Cirque Knie, Conelli et le Big Apple Circus. Durant les 8 minutes que dure son numéro, il ne descendra pas de son fil et s’équilibrera sur la tête sans coussin, sur les mains , sur une échelle et sur un monocycle, la tête en bas. Il y a quelque chose de fascinant dans la manière dont il enchaîne ses performances. « Un prodige au sang froid invraisemblable » disaient de lui ses entraineurs. 
 
 
Sky Angels Sangles aériennes
 
  

C’est en Ouzbékistan, sur la Route de la Soie, que se situe cette belle romance entre Rustem Osmanov et la belle Kristina Vorobieva. Rustem avait quinze ans lorsqu’il entra à l’école de  Variétés et de Cirque de Tachkent, la capitale du pays. Une fois diplômé, il fut engagé dès 2004 au Yamay Park de Taichung (Taïwan). En 2010, il rencontrait Kristina, venue de Saint-Pétersbourg pour étudier à Tachkent et il l’épousait. Le couple gagnait Taïwan pour un engagement au Yamay Park puis, en 2013, au Theme Park de Kaoshsiung. Leur duo aérien aux sangles allait s’améliorer en incorporant de nombreuses suspensions de mâchoires à l’instar de la célèbre Miss Lala que le peintre Degas immortalisa au Cirque Fernando. Cette pratique sollicite non seulement les muscles de la bouche mais aussi la colonne vertébrale. On imagine la performance de Kristina lorsqu’elle supporte ainsi la soixantaine de kilos de son partenaire… et mari!

 

Troupe Danguir Funambules

   

Mustapha Danguir est né à Tanger, au Maroc. Tout petit, il rêvait d’être artiste de cirque. À onze ans, il s’entraînait sur la plage à monter des pyramides et tourner des sauts périlleux. C’est là que le Père da Silva lui proposa de rejoindre l’Ecole de Cirque des Muchachos qu’il avait fondée en Espagne. Mustapha se spécialisa dans le travail de funambule, il fit même une tournée au Japon avec les Muchachos en 1990. Il a travaillé dans les plus grands cirques du monde : Krone, Pinder et vient de terminer un engagement de sept ans au prestigieux Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus. Mustapha détient plusieurs records de longues traversées ou de plus grandes hauteurs. Il est le seul à sauter par dessus quatre partenaires assis sur le fil, soit une distance de 3 mètres alors que le record du monde de saut en longueur sans élan ̶  au sol ̶  est de 3,75 mètres. Il est également le seul à réussir un saut des épaules d’un partenaire à l’autre, toujours sur le fil.

 

Mustapha Danguir Roue de la mort

  

On appelle roue du destin, roue géante ou roue de la mort cet étrange pendule terminé par des anneaux grillagés sur lequel des artistes tentent d’incroyables prouesses. Il fut créé par Clay Beckett, un policier américain en retraite, qui en déposa le brevet le 1er novembre 1949. Durant un quart de siècle, l’engin fut utilisé en plein air dans les foires ou les parcs d’attraction. Aujourd’hui, la roue de la mort est une composante quasi indispensable de tout bon spectacle de cirque, une attraction qui provoque régulièrement les cris d’effroi du public devant les audaces de ses intrépides acteurs.
Funambule expérimenté, Mustapha Danguir a adopté la roue il y a une dizaine d’années dans le parc espagnol de Terra Natura à Benidorm (Espagne). Il nous propose une version de la roue où son agilité de félin ajoute l’élégance à ses défis acrobatiques.

 

Shuang Jian Equilibres

  

Il faut remonter très loin dans l’histoire de la Chine pour trouver trace des premiers équilibristes. Leurs postures avaient alors un caractère sacré, puis la discipline se développa, deux siècles avant J.C. sous la dynastie des Han. En 108 avant J.C., l’empereur Wu Di invita les dignitaires du pays et les souverains voisins à un événement appelé « Les Cent Divertissements » qui est sans doute le premier festival de cirque de l’histoire. Il y avait, bien sûr, des équilibristes. Deux mille ans plus tard, les festivals se sont multipliés et c’est un autre Chinois que nous accueillons aujourd’hui en la personne de Shuang Jian avec une forme nouvelle d’exercices : en équilibre sur un bras, il emmanche l’un après l’autre des tubes pour constituer deux hautes perches où il se tient les bras tendus en croix ou en grand écart tout en se balançant dangereusement !

 

Duo Solys Main à main

     

L’histoire du cirque s’est souvent construite sur des histoires d’amour. Celle de Tatiana Colaquy et Hector Izquierdo en apporte une nouvelle illustration. C’est en Nouvelle Calédonie qu’ils se sont connus : Hector, qui est cubain, était en tournée avec le Magic Circus of Samoa, un cirque original qui visite les îles du Pacifique. Ils se marièrent et créèrent un duo acrobatique. Leur apparition à l’émission « La France a un Incroyable Talent » en 2010 les fit connaître à des millions de téléspectateurs et Sophie Edelstein, alors membre du jury, leur proposa un engagement pour la tournée 2011 du cirque Pinder. Après une saison au cirque allemand Charles Knie, ils furent engagés pour trois ans au Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus, le plus grand cirque du monde. Après avoir connu un grand succès aux Etats-Unis, ils sont revenus en Europe, en 2016, au Cirkus Nemo, un petit établissement danois très prisé des amateurs de cabarets avant de rejoindre, cette année, la Suède et le Cirkus Maximum. Leur numéro possède deux atouts majeurs : c’est un des rares où la partenaire tient le rôle de porteur et Tatiana le fait avec beaucoup de grâce. C’est aussi une présentation empreinte de cette french touch que nos plus grands artistes ont exportée dans le monde entier. On les a vus le 31 décembre 2015 au « Plus Grand Cabaret du Monde ».

 

Jonatan RIQUELME Trapèze

   

Le trapèze washington porte le nom de son créateur, un certain Keyes Washington qui, en 1870, eut l’idée d’alourdir la barre de son trapèze et d’y placer une sorte de soucoupe pour s’y tenir en équilibre. Il n’imaginait sans doute pas qu’un Argentin vivant à Las Vegas compliquerait encore les choses en installant sur la planche qui lui sert de trapèze un empilement de rouleaux sur lesquels il se tient en équilibre et se balance tout en haut du chapiteau. Jonatan Riquelme, c’est son nom, a commencé l’acrobatie à l’âge de 11 ans et a créé son numéro lorsqu’il en avait seize. Il s’est produit en Amérique Latine, à Hong Kong, au Japon, aux Émirats Arabes Unis, en Indonésie, au Cirque du Soleil et et au prestigieux Radio City Music-hall de New York. Il a participé à la version américaine de « Incroyables Talents ». On a pu le voir dans l’émission « Le Plus Grand Cabaret du Monde » le 31 décembre 2016. 

 

Rosi Hochegger Numéro de chiens

        

Elle appartient à l’aristocratie du cirque : son père, Toni, fut un des plus grands dresseurs de son époque, un des premiers à éduquer les animaux en privilégiant douceur et intelligence pour anticiper les conflits. Sa mère, Barbara, figure au gotha du cirque avec le numéro des sœurs Mascott, duo d’équilibres inégalé dans l’histoire. Elle s’illustra ensuite avec des chiens barzoï réputés difficiles à discipliner. C’est avec ses parents que Rosi, toute petite, a découvert les animaux. Après avoir exercé dans les milieux hippiques, elle est venue au cirque et elle a renouvelé le style de présentations des numéros de chiens : du mouvement, de l’humour avec des exercices basés sur les facultés naturelles de l’animal. « Je n’imagine pas demander à un de mes animaux quelque chose contre sa volonté ». Pour s’en convaincre, il suffit de voir cette meute galoper et sauter joyeusement autour de la piste : voilà l’image du cirque de demain !   

 

Matute Clown
 
    
 
Matute, c’est Matias Alvarez. Fils d’un directeur de cirque, il est né en 1990 au Chili. Dès l’âge de cinq ans, il portait le nez rouge pour quelques interventions en piste. À l’école, il se fit remarquer par ses qualités d’acrobate, celles qui sont nécessaires pour faire un bon clown. Mais Matias ne s’en tint pas là, il voulut connaître les techniques du mime et du théâtre.
Il visita les Indes pour apprendre à maîtriser son corps. De retour au cirque familial, il mit à profit tout ce qu’il avait appris, n’hésitant pas à s’inspirer de comiques aussi différents que Charlie Chaplin ou Jango Edwards.
En 2013, ses parents achetèrent un canon pour créer un numéro d’homme projectile : c’est Matias qui accepta de se faire expédier en l’air pour retomber sur un matelas après une trajectoire aussi parabolique que risquée. Il avoue avoir réalisé ainsi plus de 500 vols ! Matute est un auguste moderne. Arrivé en Europe il y a deux ans, il a, d’emblée, conquis le public : ses grands yeux d’enfant malicieux inspirent la sympathie et ses farces déclenchent le rire comme dans son entrée de la boxe, digne de celle que créa Charlie Chaplin dans le film « Le Cirque » en 1928. 
 
 

 

Diabolo Walkers Diabolo

 

   

« Avides de montrer leur habileté, les concubines impériales descendent pour faire tourner les diabolos ». Ce poème de l’époque Quing (1644-1911) illustre ce qu’étaient les fêtes du nouvel an chinois où les sifflements des diabolos envahissaient la capitale.
Ce quatuor masculin venu de Taïwan a transformé un aimable divertissement pour jeunes filles en un formidable numéro qui rassemble tout ce que la technique du diabolo compte de difficultés avec des exercices inconnus jusqu’ici. Chien Shuo-Chin, Chen Ming-En, Lin Tsung-Ying et Yu Chia-Hao oublient musiques et costumes traditionnels pour nous donner une version résolument collective et new-look de cette spécialité. La France les a découverts dans l’émission « Le Plus Grand Cabaret du Monde » après qu’ils aient été récompensés au Young Stage Circus Festival de Bâle, alors volez petits diabolos !

 

 

Pablo et Vicky Garcia Fusée

 

   

Au cirque, tout est possible. On y a montré les grandes batailles napoléoniennes, la course de chars de Ben Hur... Ce soir, c’est une évocation de la conquête de l’espace que nous présentent Pablo Garcia et son épouse Vicky. Leur fusée décolle doucement avant de se lancer dans une suite de révolutions à vitesse croissante. Ils se suspendent dans le vide sans aucune protection et doivent résister à une force de plusieurs G qui les pousse vers l’extérieur. Ils osent des lâchers extrêmes par un bras, un pied ou suspendus à la barre d’un petit trapèze. Le cirque, c’est un mélange subtil où l’esthétique se teinte parfois d’émotions mais où le risque est toujours calculé parce qu’il est quotidien. Vicky appartient à une des plus anciennes dynasties du cirque, les Fossett, et Pablo vient d’une famille qui trouve ses origines en Irlande et en Espagne.

Et, c’est ainsi que le cirque s’enrichit d’un melting-pot de talents.
 

Antonio et Connor Garcia Acrobates - HORS CONCOURS

L’acrobatie, c’est comme la danse, il faut commencer très jeune pour assouplir et muscler son corps. Antonio (né en 2002) et son petit frère Connor (né en 2006) ont voulu, tout petits, apprendre à s’équilibrer sur les bras et à exécuter des sauts périlleux. C’était de leur part un libre choix et ils y ont mis toute leur application avec, comme professeur, leur père Pablo Garcia. Leur famille porte les traditions de l’acrobatie sous toutes ses formes. On s’y transmet les « clés », c’est à dire la manière de se placer pour tenir un équilibre ou exécuter un flic-flac. On y cultive les « principes » : les pointes de pied tendues, la manière de regarder le public... Ces jeunes artistes n’ont pas d’autre matériel que leur corps et le plateau sur lequel ils évoluent, ce plateau qu’on appelait « banca » autrefois et qui a donné son nom aux banquistes et aux saltimbanques. Antonio et Connor participent au festival hors-concours, accueillons-les donc comme des guests stars !

Claude CRIBLEZ Le dirigeable

  

Dans mon zoo de vol, les objets ressemblant à des zeppelins sont pris en compte et deviennent les personnages principaux d'un jeu poétique et humoristique. Un poisson et un chat effectuent un vol étonnant. C'est une bonne chose si tout réussit, car ils font souvent ce qu'ils aiment.
Les poissons n'auraient qu'une seule tâche simple à voler, par une bague de fumée fantastiquement belle. Il ne le fait généralement pas.
Mais quoi qu'il arrive, il est préférable d'être maîtrisé avec humour et il y a beaucoup de rire. Apparemment aussi à propos de moi. En tant que Bernois, je suis friand de rire en raison de la lenteur. Bien que je trouve personnellement, je donne un peu de gaz.

Troupe CHEBAN Bikers

   

C’est d’abord un jeu pour les enfants : on gonfle des chambres à air de tracteurs et on les enfourche pour se lancer dans des cavalcades effrénées. Les acrobates de Lilian Cheban ont augmenté la difficulté en sautant à la corde ou en se propulsant dans des sauts périlleux terminés sur les épaules d’un partenaire. Ces motards d’un genre particulier nous viennent de Moldavie ; après les avoir applaudis sous ce grand chapiteau, nul doute que beaucoup d’enfants vont se mettre à la recherche de chambres à air pour les imiter!

 

Troupe CHEBAN Balançoire russe

Le peintre Fragonard avait illustré à sa manière les plaisirs de l’escarpolette. Avec les Cheban, le terrain de jeux se transforme en base de lancement de missiles. Des missiles humains qui tournent très haut des sauts périlleux avec plusieurs pirouettes. Il faut une bonne dose de courage pour se lancer ainsi dans l’espace avant de se recevoir sur un simple matelas, et le courage ne semble pas manquer à ces acrobates exceptionnels qui se sont produits dans le monde entier jusqu’aux antipodes de notre planète.

 

TRIO CREDO Barre russe

De toutes les spécialités du cirque, la barre russe est une des plus séduisantes : elle demande des qualités de gymnaste de très haut niveau et elle exige que l’artiste ne laisse jamais transparaître la difficulté de ses évolutions. C’est un véritable pas de trois que proposent les porteurs Yury Pedorenko et Aliaksei Lashchanka avec leur magnifique voltigeuse Svetlana Gvozdetskaya. À l’opéra, Svetlana serait danseuse étoile, elle semble arrêter le temps lorsqu’elle exécute ses doubles sauts périlleux avant ou arrière, compliqués de vrilles. En même temps, elle conserve les pointes de pieds tendues et des attitudes parfaitement maîtrisées. Svetlana a gagné la Médaille d’or au Festival Mondial du Cirque de Demain en 2005, elle vient de recevoir la récompense suprême au dernier Festival d’Ashdod en Israël. Exemple parfait d’une carrière bien conduite aux plus hauts sommets de la spécialité.

 

DUO VITALYS Main à main 

   

Chez nous, le Pérou n’est pas connu comme un pays de cirque et pourtant, chaque année, un festival réunit une quinzaine de chapiteaux dans la capitale, Lima.C’est de là que nous viennent ces deux artistes qui donnent à la spécialité du main à main une étonnante tonicité. Leur gabarit est moins imposant que celui de beaucoup de leur concurrents, mais ils osent des postures incroyables et terminent leur numéro par une descente d’escalier en équilibre tête à tête. Pablo Nonato vient du monde des arts martiaux, et son partenaire, Joel Yaicate, de celui de la gymnastique. Ils sont en Europe depuis deux ans et obtiennent des récompenses dans tous les festivals où ils sont invités.

  • Retrouvez le Festival International du Cirque Auvergne Rhône-Alpes& Isère à Voiron - Pays Voironnais en 2017 ! ..........